Par lettre du 27 mai 2005, les deux ministres de l'Equipement, des Transports et de la Mer et de l'Ecologie et du Développement Durable ont décidé de saisir conjointement la Commission Nationale du Débat Public (CNDP) dans le but de mener un grand débat public sur "La Politique des Transports dans la Vallée du Rhône et l'Arc Languedocien".
L'objectif de cette démarche était de faire participer la population à la définition d'une politique de transports qui concilie liberté de déplacement et respect de l'environnement. Il s'agissait de :
- recueillir la perception du fonctionnement actuel et futur du système de transports, en termes de qualité de service et d'impact environnemental
- de prendre en compte les orientations souhaitables pour améliorer les transports dans le cadre du développement durable
- de tester l'acceptabilité locale d'une quarantaine de mesures rassemblées en 6 familles :
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la régulation de l'existant,
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le développement des modes de transports ferroviaire, fluvial et maritime,
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le développement des infrastructures routières,
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le progrès technologique soutenu,
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la maîtrise de la mobilité routière
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la modification des comportements.
Entre le 27 mars et le 26 juillet 2006, plus de 3 200 participants ont assisté aux 37 réunions publiques réparties sur les trois régions Languedoc-Roussillon, PACA et Rhône-Alpes.
A l'issue de cette consultation, Dominique Perben et Nelly Olin ont tiré les conclusions de ce débat le 04 décembre 2006. Les décisions qui ont été prises sont les suivantes :
- Elaboration pour fin 2007 d'un plan d'action publique national "Transport, Urbanisme, Effet de serre" devant proposer des objectifs à l'horizon 2020-2025 s'inscrivant notamment dans l'objectif général de la division par 4 des émissions de gaz à effet de serre d'ici 2050
- Création d'un Observatoire interrégional de la mobilité analysant l'évolution des trafics, des émissions des gaz à effets de serre ... et l'impact réel des mesures mises en oeuvre pour favoriser les modes alternatifs à la route
- Meilleure coordination des différentes autorités organisatrices des transports (Conseils Régionaux (TER), Conseils Généraux (voiries), EPCI (transports urbains) ...) afin d'apporter des réponses concrètes aux problèmes recontrées
- Optimisation de l'exploitation des infrastructures existantes (allongement des trains de transports combinés de 750 à 1 000 m², meilleur cadencement des trains, régulation de la vitesse sur les autoroutes, interdiction localisée de doubler pour les poids lourds, modulation temporelle des péages, incitation au covoiturage (construction de parkings aux abords des échangeurs) ...)
- Développement des modes ferroviaires (contournement ferroviaire de Nîmes - Montpellier, nouvelle ligne à grande vitesse entre Montpellier et Perpignan (débat public en 2008) ...), fluvial (aménagement progressif du canal du Rhône à Sète ...) et maritime (réalisation d'une autoroute de la mer en Méditerranée ...)